rien d'irréel ne resta voilé

Alors je me glissai, par un dangereux et trouble  miroir de mercure,

dans un univers magique , froid et brûlant .. 

Jamais esprit fébrile , en ses songes hallucinés,

ne put voir de si terribles et étranges merveilles..

Devant ces mystères impossibles, je frémis d'un bonheur pétrifié..

J' abandonnai toute volonté et sanglotai , dolent et languide  ,

dans une brume musicale et glacée.

Alors apparut aux regards le plus extraordinaire des spectacles..

et rien d'irréel ne resta voilé..

Parmi des ténèbres éclatantes et habitées de  murmures secrets,

 Ors et lumières resplendirent..et j'en fus foudroyé..

Dans  des eaux bouillonnantes aux mousses argentées,

Ceints du scintillement de myriades de gouttes constellées, 

Vinrent , enlacés et joyeux, blondes sirènes et tritons masqués,

portant cornes sans fond et conques perlées aux reflets irisés,

 Chuchotant des paroles inouies dans un souffle des parfums rares.

 et vint  à moi  l'horrible troupe  de ces démons heureux,

Quand retentit, enfin,  aux marches ancestrales, le profond galop des légions fastueuses

aux trompettes assourdissantes..

Puis s'ouvrit, sous mes pas, le ciel aux milles visages vertigineux..

Et ,du néant obscur, basculèrent les mirages évanescents,

Je m'abandonnai à tous leurs feux sanglants, parmi les éclairs chatoyant et moirés,

dans la fine vapeur odorante d'un brouillard pétillant et suave.

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